Volcan Acatenango: Guide complet
Si tu voyages au Guatemala, il est fort probable que tu aies toi aussi envie de réaliser l’ascension du célèbre volcan Acatenango. Et crois-moi, ça en vaut vraiment la peine.
C’est sans aucun doute un des moments forts de mon séjour. Dormir à plus de 3 500 mètres d’altitude pour assister aux éruptions de son volcan voisin, le Fuego, est une expérience tout simplement mémorable.
Dans ce guide, je te partage donc tout ce que tu dois savoir pour préparer l’ascension de l’Acatenango : où dormir, comment choisir ton agence, quoi apporter avec toi, à quoi t’attendre pendant la randonnée et mes conseils pour ne pas répéter les mêmes erreurs que moi.

Où se loger avant l’ascension de l’Acatenango ?
Tout d’abord, le volcan Acatenango culmine à 3 976 mètres d’altitude. Son ascension n’est donc pas à prendre à la légère et il est recommandé de s’acclimater à l’altitude avant de se lancer dans la randonnée.
Pour ma part, j’ai passé quelques jours à Antigua, une charmante petite ville coloniale située à environ 1 500 mètres d’altitude. C’est le point de départ idéale pour prendre le temps de visiter la région et pour s’acclimater.
C’est également depuis Antigua que j’ai pu comparer les différentes compagnies qui proposent l’ascension de l’Acatenango et choisir celle qui me correspondait le mieux.


Bien choisir son agence pour l’ascension de l’Acatenango
Choisir son agence est probablement l’une des décisions qui fera toute la différence dans ton expérience. Plusieurs compagnies proposent l’ascension de l’Acatenango depuis Antigua, mais toutes n’offrent pas exactement la même expérience.
Avant de réserver, je te conseille donc de comparer les éléments suivants: la taille du groupe, le type de campement, les inclusions comme les repas et l’eau et la possibilité de louer des vêtements chauds.
L’ascension du Fuego
L’ascension du Fuego est une activité complètement distincte de l’ascension de l’Acatenango. Elle n’est généralement pas incluse dans le prix de l’excursion.
Lors de mon voyage, l’ascension supplémentaire du Fuego était proposée directement sur place par les guides locaux, moyennant un montant supplémentaire qui leur était remis directement. L’agence avec laquelle j’avais réservé l’Acatenango ne proposait pas cette activité dans son forfait et ne prenait pas en charge les risques associés à cette ascension supplémentaire.
L’ascension du Fuego comporte des risques importants. Le volcan étant actif, les conditions peuvent changer rapidement. Il est donc essentiel de bien comprendre les risques avant d’accepter cette excursion.


Jour 1 – L’ascension jusqu’au camp
Le premier jour consiste à gravir l’Acatenango jusqu’au camp de base. Compte environ 6 km de randonnée et 1 300 mètres de dénivelé positif pour cette journée. L’ascension débute au village de La Soledad et commence assez abruptement.
C’est probablement la partie la plus difficile de la randonnée. Ton sac est plein et lourd, la pente est soutenue et la chaleur peut rendre les premières heures particulièrement éprouvantes.
Le rythme du groupe permet de prendre régulièrement des pauses. Lors de mon excursion, nous faisions environ 10 minutes de pause toutes les heures, ce qui permettait de reprendre son souffle, boire et manger un peu avant de repartir. Le rythme dépend de chacun et personne n’est laissé derrière.
Ne te laisse surtout pas décourager par les premières heures : une fois cette grosse montée derrière toi, la randonnée devient beaucoup plus agréable… et les paysages commencent vraiment à valoir l’effort.
Les bâtons de marche sont fortement recommandés. Il est possible d’en louer au départ de la randonnée, mais renseigne-toi bien sur les conditions de location. Lors de mon ascension, certains voyageurs avaient commencé la randonnée avec des bâtons déjà abîmés, qui se sont cassés dès les premières heures.
Arrivé au camp de base
Une fois arrivé au camp, deux options s’offrent à toi : rester au camp pour te reposer un peu avant le souper ou repartir pour l’ascension du Fuego.
L’aller-retour vers le Fuego prend environ 2 heures aller-retour et constitue une excursion supplémentaire qui n’est pas incluse dans l’ascension de l’Acatenango comme expliqué plus haut.




Jour 2 – Le retour
Prépare toi à te réveiller à 3 h 30 du matin. Après une nuit plutôt courte et froide, il faut enfiler ses souliers de randonnée et repartir pour une dernière montée d’environ 400 mètres de dénivelé positif afin d’atteindre le sommet de l’Acatenango et d’y admirer le lever du soleil.
Avec le manque de sommeil et la fatigue, j’ai trouvé cette dernière ascension encore plus difficile que celle du premier jour. Mais une fois arrivé au sommet, tout l’effort en vaut la peine.


Après avoir admiré le lever du soleil depuis le sommet de l’Acatenango, on reprend tranquillement la direction du camp, où un bon petit-déjeuner nous attend. C’est le moment parfait pour reprendre des forces avant d’entamer la descente.
La descente se fait relativement bien et, petit à petit, on retrouve la chaleur au pied du volcan. Après avoir passé une nuit à plus de 3 500 mètres d’altitude dans le froid, retrouver des températures plus chaudes fait vraiment du bien.
En conclusion – L’Acatenango vaut-il le détour?
Absolument, l’Acatenango est sans aucun doute l’une de mes expériences préférées au Guatemala.
Voir le soleil se lever à près de 4 000 mètres d’altitude, entouré par les volcans et les montagnes guatémaltèques, est un moment que je n’oublierai jamais. Et avoir la chance d’observer le Fuego entrer en éruption depuis notre camp rend l’expérience encore plus impressionnante.
À noter : J’ai réalisé l’ascension de l’Acatenango en 2024. Les agences, les prix, les itinéraires, les services inclus et les conditions peuvent donc avoir changé depuis mon expérience. Je te recommande de toujours vérifier les informations directement auprès de l’agence choisie avant de réserver.
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